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Écrit par Administrator   
Samedi, 15 Mai 2010 09:01

 Sur le théâtre...

JUNG : « On pourrait dire que le théâtre est une institution pour l'élaboration publique des complexes.

Le plaisir qu'offrent la comédie ou l'intrigue dramatique avec son dénouement enchanteur provient

de l'identification de nos propres complexes à l'action ; le plaisir de la tragédie naît du sentiment

à la fois horrible et bienfaisant de voir arriver à d'autres ce qui nous menace nous-mêmes. » 

Métamorphoses de l'âme et ses symboles.


 

 

A commander en librairie ou sur le site des Editions Le Solitaire cliquez là.

 

Site de la pièce Libertad


1942 : un jeune homme refuse le travail obligatoire en Allemagne et prend la poudre d'escampette
pour rejoindre les Forces Françaises Libres en Afrique du Nord.
Il passe les montagnes pyrénéennes avec des passeurs Basques,
puis est emprisonné en Espagne durant de longs mois...

 

Cette pièce raconte l'histoire d'un passage...

Celui d'un jeune homme qui décide de désobéir à l'ordre d'aller "servir"

l'Allemagne en travaillant pour elle (S.T.O.)

Il fuit, seul à travers la France occupée, franchit la ligne de démarcation,

rencontre les passeurs Basques... traverse les Pyrénées grâce à eux...

est emprisonné en Espagne durant de longs mois avant de rejoindre

enfin les Forces Françaises Libres d'Afrique du Nord.

Une affaire d'honneur, sans doute, au départ, accompagnée d'un puissant

élan d'aventure, du refus de l'oppression, de l'idée d'un rôle à tenir pour

participer à la libération des peuples. L'outrage ressenti lors de la

pénétration allemande le pousse en avant tout au long de son épopée,

malgré les crises morales, vécus à plusieurs, confinés dans les prisons d'Espagne.

 

Extrait inédit 


Etienne s'adresse au public : - Mon sang de Français bien blanc de peau qui passe dans son corps brun transpercé

par une balle... Le sang rouge de la vie, pareil d'un homme à un autre. Le sang qui va lier désormais

les deux étrangers que nous sommes l'un pour l'autre. Je le regarde, cet inconnu, avec une drôle de sensation

au creux du ventre, à l'endroit où le pansement qui entoure le sien a rougi.

Il fait partie des jeunes recrues algériennes des Forces Françaises...

a failli perdre la vie en combattant au Monte Cassino. Je le regarde dormir. Il est tout exsangue.

La crainte de le voir expirer sous mes yeux avec le tuyau rougi dans les veines,

retient mon souffle sur mes lèvres. La vie de cet étranger est soudain devenue mon affaire et j'en suis bouleversé...

J'éprouve une grande fierté, un bonheur complet...

La fatigue me saisit au fur et à mesure que mon sang s'écoule vers son bras.

J'ai l'impression de planer, les sensations s'estompent...

Seule demeure cette étrange félicité. Un sentiment d'union.

Pause. J'ai dû m'engourdir sérieusement... sensation de glisser dans le vide...

Un moment de silence. Rien ne bouge sur scène. Lumière tamisée puis noir. Retour de la lumière.

Etienne et le jeune Algérien se font face et se regardent.

Le jeune Algérien: - Je m'appelle Amar. Tu m'as sauvé la vie... Je ne l'oublierai jamais.

C'est ton sang qui coule dans mes veines. Nous sommes frères maintenant.

Désormais tu peux me demander n'importe quoi, je serai toujours prêt à t'aider.

Si un jour tu as des ennuis avec un de ma race, raconte cela.

Ils se serrent longtemps et chaleureusement la main.

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 Au vent de la guerre (Bleu horizon)

 

Site de la pièce Au vent de la guerre

 


Editions Le Solitaire

Mise en scène par Isabelle Nail, jouée par

La Compagnie d'amateurs L'Art en Soi

en 2007 et 2008 dans les Landes (Première à Capbreton)

et le Pays Basque (Bardos).

 

Extrait de Au vent de la guerre

Sophie :

Ma chère maman,

Je sais que tu dois te morfondre de mon silence qui est impardonnable... Mais tu sauras que je suis très occupée...

Ne sois pas inquiète : je suis bien logée et nourrie, et ne manque de rien. Sauf de vous...

Je suis à l'hôpital Marguerite de Verdun (tu noteras Marguerite...). Nous travaillons ici avec deux chirurgiens

de renom : le professeur Proust des hôpitaux de Paris et le docteur Reynès des hôpitaux de Marseille.

Hier j'ai assisté à ma première amputation et, bien que maintenant rôdée, j'ai eu du mal à tenir,

mais je n'avais pas le choix. Nous n'avons pas le droit d'avoir des états d'âme en salle...

Quand il devient dangereux pour la vie du blessé de conserver la région endommagée,

l'amputation devient une nécessité. Là, il s'agissait d'endiguer une gangrène gazeuse.

J'ai eu droit à la démonstration de la méthode circulaire...

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Séverin...

Ma chère Rose,

Je t'écris de peur de mourir ici, auprès de mes 75, dans la fureur d'un feu d'enfer, sans avoir pu te dire toutes ces choses

que l'on est sensé avouer à la femme aimée. Si, en 14, j'ai rejoint les rangs de l'armée pour reprendre du service dans

un mouvement patriotique, je ne sais plus aujourd'hui si nous allons vers la victoire ou si ce cauchemar durera l'éternité.

Les boches sont plus forts, plus organisés, plus armés, retranchés dans de vraies forteresses imprenables ; mes hommes

tombent comme des mouches sous le feu de leur artillerie....

... Embarqués à nouveau et débarqués à Troyes, nous avons marché  pendant vingt-quatre heures vers Commantray

avant de pouvoir bivouaquer. Nous étions morts de fatigue et  la faim nous tenaillait. Nous avons discuté autour de l'ordre

de Joffre qui était parvenu dans la journée : " Il faut se faire tuer sur place plutôt que reculer."

 

La victoire sur le Front

 

 

 

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En écriture...  Anathema

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Mise à jour le Jeudi, 22 Août 2013 10:07